Le parcours du syndicat
L’histoire du STTEUMR
- Nom : Syndicat des travailleurs et travailleuses des épiceries Unis Metro-Richelieu (STTEUMR)
- Affiliation : Confédération des syndicats nationaux (CSN) (affilié depuis 1984)
- Membres : plus de 550 à 620 membres (selon les sources et les années)
- Secteurs représentés : entrepôt (centre de distribution de fruits et légumes de Metro à Laval), bureau (siège social), transport (entrepôts Mérite 1 et Jardin Laval)
Présentation
Le STTEUMR (Syndicat des travailleurs et travailleuses des épiceries Unis Metro-Richelieu) est un syndicat local affilié à la CSN depuis 1984. Il représente des personnes salariées occupant des fonctions stratégiques dans la chaîne d’approvisionnement et les opérations de Metro-Richelieu, notamment dans les secteurs de l’entrepôt, du transport et des bureaux. Selon les sources et les périodes, le syndicat regroupe environ 550 à 620 membres.
Sur le plan organisationnel, la vie syndicale s’articule généralement autour d’instances comme l’assemblée générale, le conseil syndical et le comité exécutif, qui encadrent la prise de décision, la représentation et la négociation.
Contexte et origines (années 1980–2000)
L’histoire du STTEUMR s’inscrit dans une période de transformations du commerce alimentaire au Québec, marquée par des restructurations et des recompositions d’actifs, dont le contexte entourant l’après-Steinberg. Dans ce cadre, le syndicat se développe comme un acteur de défense des conditions de travail, des emplois et des droits d’accréditation dans des secteurs où la continuité des opérations logistiques est déterminante.
1993–1997 : conflit et décisions marquantes
Une période souvent citée dans les archives syndicales et les communications de la CSN concerne les années 1993 à 1997, alors que des enjeux de sous-traitance et de montages organisationnels soulèvent des contestations sur l’application de la convention collective et la représentation syndicale.
Transport : réintégration ordonnée
Selon des archives de la CSN (Nouvelles CSN, 12 septembre 1997, no 428), la Cour supérieure (juge Jean‑Jacques Croteau) ordonne le 26 août 1997 la réintégration dans les 90 jours d’environ 150 camionneurs évincés en février 1993. La décision est décrite comme exécutoire nonobstant appel, en raison du recours répété de l’employeur aux procédures.
Entrepôt fruits et légumes : enjeux d’accréditation
Le même dossier évoque, le 18 août 1997, une décision du commissaire du travail Jacques Doré liée à la fusion d’entrepôts et à l’imposition d’une convention à des salarié·es, dans un contexte où la question de l’accréditation et de la représentation syndicale demeure centrale.
2002 : la Cour d’appel confirme l’accréditation
Une communication de la CSN datée du 7 octobre 2002 rapporte qu’un jugement unanime de la Cour d’appel du Québec (rendu le 16 septembre 2002) confirme l’accréditation de la CSN pour le secteur transport de la division fruits et légumes de Métro‑Richelieu, en rejetant l’appel de l’employeur. Le texte situe l’enjeu dans la continuité des transformations liées à l’acquisition d’actifs de Steinberg (1992) et aux réorganisations subséquentes.
2011–2012 : négociation et encadrement judiciaire
2011 : entente de longue durée
Le 28 novembre 2011, Metro annonce la ratification d’une entente de 10 ans avec les personnes salariées représentées par le STTEUMR. L’entente aurait été ratifiée à 82 % lors d’une assemblée générale, et couvrait notamment des salarié·es du siège social, du transport et de l’entrepôt.
2012 : négociation coordonnée
Un communiqué relayant la CSN (CNW Telbec, 21 septembre 2012) indique que la Cour supérieure rejette une requête de Metro‑Richelieu visant à faire déclarer illégal le mode de négociation coordonnée de la Fédération du commerce (CSN) dans le secteur des marchés d’alimentation. Le texte renvoie à des décisions antérieures de la Commission des relations du travail (CRT) (notamment en 2011).
2024 : repère commémoratif
En mars 2024, le STTEUMR souligne 40 ans d’existence, un repère qui renvoie à une fondation au début des années 1980 et à l’enracinement du syndicat dans des milieux de travail où les opérations logistiques et administratives jouent un rôle clé.
2026 : négociation et conflit de travail
Contexte
La période 2020–2026 est marquée par l’inflation, des pressions sur le pouvoir d’achat et des tensions de main-d’œuvre dans les secteurs logistiques. Dans ce contexte, la négociation d’une nouvelle convention collective devient un point de friction important.
Mandat de grève et escalade
Au printemps 2026, des assemblées et communications syndicales mènent à l’obtention d’un mandat de grève très largement appuyé (appuis rapportés au-dessus de 97 % globalement, et plus de 99 % dans certains secteurs). Le conflit s’intensifie ensuite en grève générale illimitée à partir du 30 mars 2026, touchant notamment l’entrepôt et le siège social.
Injonction provisoire
Le 31 mars 2026, une injonction provisoire est mentionnée dans les communications syndicales, indiquant une judiciarisation partielle du conflit (souvent associée à des modalités de piquetage, d’accès ou de maintien de certaines opérations).